Il y a des femmes qui crient sans bruit.
Des femmes qui pleurent seules, le soir, dans un lit devenu trop grand pour leurs larmes.
Des femmes qui encaissent, qui supportent, qui se taisent.
Des femmes à qui l’on a appris à faire ce qu’on attend d’elles,
à être sages, fortes, disponibles…
mais jamais pleinement libres.
Elles subissent sans faire de vague.
Elles portent plus qu’on ne le voit.
Elles continuent, même épuisées, parce qu’il le faut.
Parce que personne ne leur a vraiment demandé comment elles allaient.
Mais tout ça, c’est fini.
La femme n’est pas faible parce qu’elle pleure.
Elle est puissante parce qu’elle se relève.
Encore. Et encore.
Après les coups de massue de la vie.
Après les silences, les injustices, les blessures invisibles.
Qui a le plus de force, au fond ?
Celle qui détruit…
ou celle qui tombe et trouve encore en elle l’énergie de se relever, de gérer, de protéger, de aimer malgré tout ?
La femme n’a pas besoin de permission.
Elle a besoin de respect.
De reconnaissance.
D’espace pour être pleinement elle-même.
Et le jour où elle se souvient de qui elle est,
plus rien ne peut l’éteindre.